Chronique Cinq méditations sur la mort de François Cheng

Jean-François Delapré Librairie Saint-Christophe (Lesneven)

Elles ne sont que cinq, mais elles disent tout le poète qu’est François Cheng, étiré dans ses deux civilisations européenne et orientale. D’ailleurs, c’est de cette double confrontation qu’il écrit cette vision en négatif de la vie, cette mort dont nous seuls humains sommes conscients. De Confucius à Nietzsche, il nous emmène dans cette barque qui descend le long fleuve de la vie, mais jamais en censeur, simplement en éveilleur d’âme et d’esprit, car qui sommes-nous pour juger de ce qui nous fait peur, alors que nous ignorons ce qui s’ensuit. C’est dans cette acceptation de la mort, vue au travers de celle d’êtres qui nous étaient chers, que nous pourrons commencer le chemin vers la vie. Pensons donc à la vie comme un bien qui nous est donné en ne connaissant rien du bienfaiteur. Pour François Cheng, méditer sur la mort, c’est faire une offrande à la vie. Il cite cette phrase de Maurice Genevoix : « Et dire qu’il faut laisser tout cela ! » Dans le crépuscule de sa vie, François Cheng nous donne une leçon d’humilité. Sachons le lire.

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