Chronique Et au pire, on se mariera de Sophie Bienvenu

Quand Aïcha commence à parler, commence à raconter ce qui l’a menée là (mais où est ce là et à qui s’adresse-t-elle ?), on comprend rapidement que nous allons être plongés dans une longue confession, celle d’une enfant au parcours chaotique, à la vie déjà brisée. Long monologue qui vire à la confession, Aïcha nous parle d’Hakim, ce presque père qu’elle a aimé, avec qui elle a appris à parler anglais en regardant Scarface des dizaines de fois… mais quel est cet anglais où on dit : « you wanna fuck with me ? Okay, you wanna play rough ? Okay. Say hello to my little friend. » Cet Hakim aussi qui l’entraînera loin, trop loin… Mais il y a aussi Baz, cet autre homme, follement aimé lui aussi. Un homme deux fois plus âgé qu’elle… et alors, on n’a pas le droit d’aimer, hein ? Sophie Bienvenu nous raconte la violence d’une enfance volée, entre fantasmes et mensonges, entre réalités et cruautés, elle nous dit cette Aïcha cabossée par la vie. Dans un récit halluciné, on se prend à l’aimer, cette gamine qui tente de nous faire croire qu’on peut aimer n’importe qui, n’importe comment et à n’importe quel prix.

 

Jean-François DELAPRÉ (Saint-Christophe - 29260 Lesneven)

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