Chronique Le Blanc va aux sorcières de Helen Oyeyemi

Miranda est de ces filles qui ne ressemblent à aucune autre. S’il n’y avait que sa maladie, peut-être pourrait-on envisager la sauver, mais il y a autre chose qui ronge l’équilibre de Miranda. Depuis la mort de sa mère, elle n’a de la vie et de ceux qui l’entourent qu’une vision partielle, étrange, entre réalité et rêves. Par le biais d’une écriture complexe et dérangeante, Helen Oyeyemi nous entraîne dans une spirale sans fin où aucun miroir ne renvoie l’image de celui qui s’y mire. C’est un jeu entre ce qui est dit et ce qui couve entre les lignes. Ici, rien n’est gratuit, et de Haïti jusqu’à Douvres, la petite fille grandit entre un passé trop lourd et un devenir qu’elle est incapable d’envisager. Miranda est seule pour faire face à ses démons. C’est un conte qui nous renvoie à nos propres peurs et qui nous interroge sur nos angoisses. Quand on ferme le livre, une main froide semble vous saisir l’épaule, celle de Miranda peut-être…


JEAN-FRANÇOIS DELAPRÉ, Librairie Saint-Christophe, Lesneven

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