Chronique L’Assassin à la pomme verte de Christophe Carlier

PRIX DU PREMIER ROMAN

Dans le monde feutré d’un palace, l’étrange rencontre de deux êtres qui s’attirent. Alors qu’un meurtre aurait été commis, Elena et Craig se laissent emporter par les jeux de l’amour et du hasard sous le regard du concierge. Du petit déjeuner du lundi au dîner du vendredi, ils jouent tous deux une même partition envoûtante, le meurtre en écho exacerbant peut-être aussi les passions. Dans ce roman choral où chacun des personnages ouvre la possibilité d’une vérité, Christophe Carlier, par le biais d’une écriture ciselée, nous entraîne avec délectation dans les méandres du palace, ce lieu clos où finalement rien n’existe or son propre tempo. Il nous promène de sentiments feints en fausses confidences. Mais rien ne résiste au temps, c’est ce que l’on finit par comprendre avec la chute de ce roman en trompe-l’œil, une fin habile et malicieuse nous laissant le goût doucereux et parfois dangereusement amer d’une pomme verte, qu’elle soit de Matisse ou d’ailleurs…

Par Jean-François Delapré, Librairie Saint-Christophe (Lesneven)

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