Chronique Aucune pierre ne brise la nuit de Frédéric Couderc

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Isabelle Couriol Librairie de Paris (Saint-Étienne)

Après nous avoir emmenés à Cuba dans son précédent roman, Le Jour se lève et ce n’est pas le tien (Le Livre de Poche), Frédéric Couderc a choisi l’Argentine comme destination pour sa nouvelle fiction.

Lors d’une exposition au Havre, devant un tableau argentin, Gabriel et Ariane se croisent. L’Argentine est un point commun entre eux. Lui est un exilé qui a fui la dictature des colonels. Elle a vécu à Buenos Aires avec son mari diplomate, il y a une vingtaine d’années. C’est même là qu’elle a adopté une petite fille, Clara. La reprise des enquêtes autour des disparus de la dictature de Videla perturbe son mari. Ariane se pose des questions autour de l’adoption de Clara. Elle va se plonger dans cette histoire familiale. Que n’a-t-elle pas vu dans cette période qui lui semblait si heureuse ? Elle découvre les arrestations arbitraires, les éliminations expéditives, les enlèvements de nourrissons d’opposants politiques et leur adoption par les membres de la junte militaire. Pour Gabriel, c’est le retour de souvenirs douloureux dont la disparition de son amie Véro, le rôle des membres de l’OAS qui se sont enfuis d’Algérie et sont devenus les instructeurs de l’armée argentine. Avec ce roman, Frédéric Couderc rend hommage au travail des mères et grands-mères de la place de Mai. Il reconstitue ce passé récent et ses répercussions qui ne peuvent nous laisser indifférents.

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