Chronique Le jour se lève et ce n’est pas le tien de Frédéric Couderc

Isabelle Couriol Librairie de Paris (Saint-Étienne)

Saisissant de réalisme. Laissez-vous prendre au piège », a écrit Caryl Férey à propos du nouveau roman de Frédéric Couderc. Alors n’hésitez plus, installez-vous confortablement dans votre fauteuil et partez pour Cuba.

L’histoire commence en 2009 à New York. Léonard Parker, obstétricien de renom, enterre sa mère Dora. Mais bizarrement, celle-ci a choisi d’être inhumée au cimetière réservé aux Cubains. Que cache cette décision ? Malgré la promesse faite à sa mère, Léonard veut connaître l’identité de son père. En parallèle, nous découvrons le journal de Dolores de La Prada, écrit en 1959 à La Havane. Héritière d’une famille liée au dictateur Batista, elle est tombée amoureuse de Camilo Cienfuegos, proche de Fidel Castro et révolutionnaire de la première heure. Il est l’une des figures mythiques de la révolution cubaine. On comprend rapidement que Dora et Dolores sont une seule et même personne. Alors que s’est-il passé au cours de ce demi-siècle ? Frédéric Couderc nous entraîne dans un roman haletant, entre recherche identitaire et roman historique. L’auteur s’est beaucoup documenté sur la période de la révolution cubaine. Il s’est intéressé à la prise du pouvoir par Castro, au rôle de Camilo et à sa mort prématurée, il a tenté de mettre en lumière les nombreux espoirs du peuple cubain, ainsi que ses premières désillusions, et il dépeint les relations extrêmement conflictuelles entre les États-Unis et Cuba. À découvrir absolument, alors que les deux pays renouent diplomatiquement.

Les autres chroniques du libraire

À VOS MARQUES, PRÊTS, LISEZ !

Panne d'inspiration ?

Nos libraires vous conseillent à domicile
tous les vendredis pour vous et vos enfants

Je veux recevoir 6 idées lectures pour moi et ma famille

@