Chronique La Soledad de Natalio Grueso

Isabelle COURIOL Librairie de Paris(Saint-Étienne)

Avec ce premier roman, l’Espagnol Natalio Grueso nous emmène dans un périple autour du monde… irrigué par une étrange solitude.

Nous sommes à Venise. Bruno Labastide s’y est installé après une vie remplie d’aventures. Il cultive la solitude (la soledad). D’ailleurs, la première phrase du roman le confirme : « Personne n’en sait autant que moi sur la solitude. ». Son existence est réglée comme du papier à musique. Le soir, il prend un apéritif, toujours le même, dans un petit café caché où il a ses habitudes. Jusqu’au jour où, près de sa table, passe une jeune Japonaise, Keiko. Coup de tonnerre et coup de foudre pour notre narrateur. Mais Keiko n’octroie ses faveurs pour une nuit qu’à celui qui la séduit par un texte. Bruno se plonge dans l’écriture afin de triompher de cette épreuve. Commence alors une série d’histoires, qui telles des poupées russes nous entraînent aux quatre coins du monde. Bruno s’inspire de sa vie passée, il relate à travers des nouvelles les bribes d’un souvenir, une anecdote, un témoignage. On se laisse prendre et on voyage à l’intérieur de cette mosaïque littéraire et poétique. Si vous ouvrez ce livre charmant, en suivant Bruno au long de ses nombreuses aventures et dans la difficile épreuve imposée par Keiko, vous oublierez le temps… et ne serez jamais seul(e).

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