Chronique La Fin d’où nous partons de Megan Hunter

  • Megan Hunter
  • Traduit de l’anglais par Aurélie Tronchet
  • Coll. «Du monde entier»
  • Gallimard
  • 01/02/2018
  • 90 p., 16.50 €
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Marc Rauscher Librairie Majuscule-Birmann (Thonon-les-Bains)

N’en déplaise aux sceptiques, les catastrophes climatiques ont bel et bien commencé et provoquent des exodes migratoires. Alors que Londres est sur le point d’être engloutie par les eaux, la narratrice s’apprête à mettre au monde son bébé. Pour beaucoup de parents, l’arrivée de l’enfant rime avec écroulement d’un monde. Pour les personnages de Megan Hunter, cela est plus vrai encore. Lorsque leur monde se délite et que le couple est séparé, la jeune mère, ballottée de camps de réfugiés en camps de réfugiés, se doit de garder la tête froide pour protéger le petit être qui, malgré la gravité de la situation, ne cesse de l’émerveiller. Les pages du roman peuvent se lire comme le journal de la narratrice couchant sur le papier ses émotions brutes entre les crises, allant à l’essentiel comme si elle écrivait dans l’urgence (les noms des personnages sont réduits à leur initiale). Mêler roman sur la parentalité à scénario apocalyptique dans une langue poétique, voilà le tour de force de Megan Hunter.

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