Chronique La Golf blanche de Charles Sitzenstuhl

C’est une maison banale située dans un quartier résidentiel alsacien. Ici vit une famille, en apparence sans histoires : une mère institutrice, deux enfants et le père, un ingénieur en menuiserie allemand, tombé amoureux à Sélestat où il a fondé sa famille. C’est le fils aîné, Charles, qui fait office de narrateur. À travers les souvenirs qu’il raconte de cette Alsace de la fin du xxe siècle, nous prenons conscience de l’horreur qui se tapit derrière les murs de cette maison. Car le père est un tyran, probablement fou, qui terrorise les siens, conduit beaucoup trop vite sa Golf blanche, dérisoire symbole de sa toute-puissance, et humilie à l’envi sa femme. Sous la plume de l’enfant, nous devinons les angoisses des victimes mais aussi les lâchetés de l’entourage, car certains proches se doutaient de l’enfer vécu par la famille. Un roman aux accents autobiographiques qui montre ce que peut être la vie dans la crainte de la tyrannie domestique.

Marc Rauscher Librairie Majuscule-Birmann (Thonon-les-Bains)

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