Chronique Potemkine ou le troisième cœur de Iouri Bouïda

  • Iouri Bouïda
  • Traduit du russe par Sophie Benech
  • Coll. «Coll. « Du monde entier »»
  • Gallimard
  • 25/10/2020
  • 160 p., 17.50 €

Par Marc Rauscher, Librairie Majuscule Birmann, Thonon-les-Bains

Le nouveau roman de Iouri Bouïda commence comme un portrait de la communauté russe parisienne de l’entre-deux-guerres et s’achève comme un road movie aux frontières du fantastique.

Emigré russe dans le Paris des années folles, Théo gagne sa vie en exerçant le métier de photographe, en prenant notamment des clichés érotiques. Désireux de revoir sa patrie, il assiste à la projection du film d’Eisenstein, Le Cuirassé Potemkine en 1926. Soudain, il se souvient avoir fait partie des soldats qui en 1905 ont tiré dans la foule à Odessa causant la mort de civils. Tourmenté par sa conscience, il consulte un psychiatre qui lui révèle que son inconscient lui a forgé une cuirasse occultant certains événements. Celle-ci s’étant lézardée, il recherche la rédemption. C’est pourquoi il tente de convaincre son ami Domani, mutilé de guerre de se livrer pour le meurtre des jeunes femmes lui ayant jadis servi de modèle, déclenchant un combat au revolver meurtrier. Dès lors, pris dans une spirale infernale, Théo n’aura d’autre choix que de se lancer dans une fuite éperdue où il entraînera Mado, jeune prostituée unijambiste dépourvue de sens moral, dont l’ambition est de se rendre à Lourdes auprès d’un faiseur de miracles qui lui rendra sa jambe.

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