Chronique Des dieux sans pitié de Christos Tsiolkas

  • Christos Tsiolkas
  • Traduit de l'anglais (Australie) par Jean-Luc Piningre
  • Coll. «NULL»
  • Belfond
  • 04/05/2017
  • 286 p., 20.90 €
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Marc Rauscher Librairie Majuscule Birmann (Thonon-les-Bains)

Cet été, Christos Tsiolkas, l’enfant terrible des lettres australiennes, nous revient avec un recueil de quinze nouvelles dont le fil rouge pourrait être résumé par une question de l’un de ses protagonistes : « pourquoi sommes-nous toujours déçus par les autres ? ». Qu’ils soient issus des classes aisées de Melbourne ou qu’ils viennent de milieux plus ruraux, tous les personnages, généralement des trentenaires, sont frappés de plein fouet par la brutalité du monde qui les entoure, que ce soit sur leur continent ou lorsqu’ils font du tourisme. Cette brutalité protéiforme peut prendre plusieurs noms : frustration, racisme ordinaire, homophobie, misogynie… Dérangeantes, certes, ces nouvelles ciselées comme des pièces d’orfèvrerie qui compilent des moments de tensions extrêmes ont néanmoins le mérite de nous interroger : leurs personnages souffrent de ressentir des humiliations sans pouvoir trouver les mots pour les exprimer, éprouvent des colères sourdes. Nous, lecteurs, comment réagirions-nous à leur place ?

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