Chronique Qui nourrit réellement l'humanité ? de Vandana Shiva

  • Vandana Shiva
  • Traduit de l'anglais (Inde) par Amanda Prat-Giral
  • Coll. «Domaine du possible»
  • Actes Sud
  • 03/06/2020
  • 192 p., 19 €

Marianne Kmiecik Librairie Les Lisières (Villeneuve-d'Ascq)

Cheffe de file des écologistes de terrain et des altermondialistes, Vandana Shiva œuvre à la défense de l’agriculture paysanne et biologique face à l’expansion des multinationales agroalimentaires.

 

La collection « Domaine du possible », des éditions Actes Sud, s’attache à questionner l’écologie, la surexploitation des ressources naturelles, l’exclusion sociale ou encore les inégalités. Le texte de Vandana Shiva y a donc toute sa place ! Véritable manifeste en faveur d’une transition mondiale, Qui nourrit réellement l’humanité ? se base sur trente années de recherches et d’actions de terrain, démontrant que ce n’est pas l’agriculture industrialisée qui répond aux besoins des populations ! Apportant seulement 30% des aliments que nous consommons, cette agriculture est en revanche responsable de 75% des dégâts écologiques – pollution, extinction des espèces animales, contamination de l’eau, perte de qualité des aliments, maladies – et de 40% des émissions de gaz à effet de serre. Depuis que l’exploitation intensive a pris le pas sur les productions locales et raisonnées, le problème de la faim, loin de diminuer, s’est aggravé. Sans oublier que même au sein des populations qui mangent à leur faim, des problèmes de santé se sont accrus : obésité, cancers, empoisonnements… À l’opposé, l’agroécologie, fondée sur la préservation de la biodiversité, des sols, des insectes, des végétaux, c'est-à-dire une agriculture locale, familiale. Ne nous y trompons pas°: ce sont bien ces petits producteurs qui nous nourrissent réellement ! Les questions de production, de transformation et de distribution des aliments revêtent aujourd’hui une dimension éthique : nous ne pouvons continuer à adopter des comportements destructeurs envers la planète et toutes les espèces qui y vivent. Il est temps de mettre fin à la toute-puissance des multinationales, des OGM et des produits chimiques toxiques et d’adopter un modèle fondé sur la biodiversité, le vivant, l’autonomie et la décentralisation pour régénérer notre planète.

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