Chronique Toutes ces vies qu’on abandonne de Virginie Ollagnier

Marie Hirigoyen Librairie Hirigoyen (Bayonne)

On sait qu’au lendemain du 11 novembre 1918, commence à peine la lente reconstruction des nations ruinées et des peuples exsangues, tandis que s’annonce déjà le bouleversement des valeurs et des esprits. C’est sur la ligne claire de son écriture toute en finesse et en retenue, que Virginie Ollagnier saisit sur le vif, le temps de quelques semaines en décembre 1918, le basculement de deux destinées. Une jeune novice accueille les gueules cassées à l’hôpital d’Annecy, comme autant d’histoires terribles, de souffrances non dites. Elle s’attache à l’un d’entre eux, identité inconnue, le corps intact mais noué, comme cadenassé de l’intérieur. À l’écoute de son silence, par ses soins, ses massages quotidiens, elle va le sortir de sa nuit et s’éveiller à elle-même. Grâce aux travaux de médecins aliénistes, attentifs à la « mémoire du corps » des soldats, mais aussi sensibles à la force de l’inconscient, la psychiatrie fait alors ses premiers pas.

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