Chronique La Fille de l’Espagnole de Karina Sainz Borgo

  • Karina Sainz Borgo
  • Traduit de l’espagnol (Vénézuela) par Stéphanie Decante
  • Coll. «Du monde entier»
  • Gallimard
  • 03/01/2020
  • 234 p., 20 €

« Dans cette ville à l’agonie nous avions tout perdu. » Caracas est à feu et à sang, la Révolution aveugle coule dans les rues comme un torrent de lave en fusion, broyant tout sans discernement sur son passage. Adelaida enterre sa mère vaincue par la maladie, sa seule famille : « nous formions une plante vivace, une sorte d’aloe vera qui pouvait pousser n’importe où ». Au retour des obsèques, elle trouve la porte de son logement condamnée et s’installe chez sa voisine, fille d’une immigrée galicienne. Commence alors une cavalcade pour la survie au cœur d’une cité apocalyptique où l’absurde se mesure à l’extrême violence. Pillages, pénurie des produits essentiels, pannes d’eau et de courant se multiplient au quotidien. Malgré tout, la vie pulse au cœur du chaos. Voici un premier roman électrique et hautement sensitif qui dresse le portrait du Venezuela actuel, un pays meurtri construit par « des hommes et des femmes venus d’une autre patrie ».

Marie Hirigoyen Librairie Hirigoyen (Bayonne)

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