Chronique Celle qui pleurait sous l’eau de Niko Tackian

Le nouveau polar très attendu de Niko Tackian est une fois de plus une réussite : entre les nouveaux locaux de la police judiciaire et les eaux pas si calmes d’une piscine parisienne, le lecteur a de quoi se régaler !

Pas de doute, Niko Tackian est un auteur de polars qui sait tenir ses lecteurs en haleine. Le romancier fait démarrer son cinquième roman dans… une piscine parisienne ! Une jeune femme y est retrouvée morte un matin, les veines ouvertes, flottant dans le grand bassin de la piscine Pailleron, dans le 19e arrondissement. Tout porte à croire qu’il s’agit d’un suicide : la jeune femme était sans histoires, assez seule semble-t-il. La police est immédiatement alertée, c’est le flic Tomar Khan qui va s’occuper du dossier. Pour lui, l’affaire est simple, la jeune femme s’est suicidé. Cependant, quelques indices intriguent Tomar : pourquoi une jeune femme en apparence lumineuse et passionnée s’est-elle donné la mort ? Le flic décide donc d’enquêter plus en profondeur avant de refermer le dossier. En parallèle, sa nouvelle cheffe vient d’arriver, une femme froide et déterminée qui n’a pas l’air facile et qui semble surtout vouloir chercher des noises à Tomar à propos d’une vieille affaire, le meurtre d’un collègue qui ne s’entendait pas du tout avec lui. Enfin, il y a Rhonda, l’adjointe de choc de Tomar, une battante amoureuse de ce dernier et très efficace dans son métier. C’est elle qui va comprendre que les choses ne sont pas si simples. Le lecteur possède à présent tous les indices qui lui permettront d’avancer et d’élucider au fil des pages tous les mystères qui planent autour de ces deux morts. En toile de fond, le roman nous plonge, comme si nous y étions, dans le milieu des enquêteurs parisiens et notamment dans les locaux du « 36 rue du Bastion », nouveau QG de la police judiciaire. Ce polar plaira à tous ceux qui aiment les enquêtes multiples et le milieu de la police parisienne, avec des personnages attachants et humains. Niko Takian a décidément beaucoup de talent.

Nathalie Iris Librairie Mots en marge (La Garenne-Colombes)

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