Chronique C’en est fini de moi de Alfred Hayes

  • Alfred Hayes
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Agnès Desarthe
  • Coll. «Du monde entier»
  • Gallimard
  • 05/10/2017
  • 200 p., 17 €
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Nathalie Iris Librairie Mots en marge (La Garenne-Colombes)

Alfred Hayes est un romancier américain né au début du siècle dernier, à découvrir ou redécouvrir avec C’en est fini de moi, court roman ciselé.

Peut-être aviez-vous lu il y a quelque temps Une jolie fille comme ça, paru en 2015 chez Gallimard et qui vient d’ailleurs de paraître en Folio. Alfred Hayes en était l’auteur. Son style n’a pas changé, pour ce roman brillant qui relate l’ascension, puis la descente vers l’oubli, voire la déchéance, d’un certain Alfred Asher, écrivain puis scénariste à succès. Mais comme chacun sait, le succès étant éphémère à Hollywood, Asher se retrouve, à la fin de sa carrière, oublié de ses relations et isolé, retour à la case départ, en quelque sorte. Il décide de rentrer à New York et renoue avec son jeune neveu et la fiancée de celui-ci. Cette jeunesse pourrait bien lui donner un nouveau départ et l’entraîner vers la virevolte. Les premières pages de ce roman notamment (le vol de retour d’Asher en avion) sont un chef-d’œuvre, la suite est à la hauteur de cette ouverture magistrale. Tout est dans les sensations, les émotions décrites avec un grand art. Ce petit moment de lecture est un pur plaisir, pour tous ceux qui aiment la littérature américaine des années 1960-1970. Il faut également mentionner le talent de la traductrice, qui n’est autre qu’Agnès Desarthe. En conclusion : un petit bijou.

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