Chronique Le Vase où meurt cette verveine de Frédérique Martin

Par Nathalie Iris Librairie Mots en marge (La Garenne-Colombes)

Frédérique Martin traite dans son roman épistolaire de la question du couple vieillissant, de la maladie, de la trajectoire d’enfants devenus adultes et qui vivent leur vie…

Une petite ville de province, un couple à la retraite. La femme tombe malade et est obligée de venir se faire soigner à Paris. Isabelle, sa fille célibataire, l’y héberge ; mais l’appartement d’Isabelle est trop petit pour accueillir aussi son père, qui va habiter chez son fils, en banlieue parisienne. Cette séparation forcée est l’occasion de « dresser le bilan » à travers un échange épistolaire où le contenu des lettres passe bientôt des détails de la vie quotidienne à des réflexions plus intimes. Au fil des jours se dessine l’histoire du couple formé par Zika et Joseph. Mais il est aussi question de la façon dont l’un et l’autre voient évoluer leur fils et leur fille. Isabelle est très dure, avec elle-même et avec les autres ; et Gauthier n’est pas heureux dans son ménage. Les parents s’interrogent sur le rôle qu’ils ont pu jouer dans la formation de leurs enfants. Frédérique Martin manie le roman épistolaire avec beaucoup de dextérité et d’intelligence, emmenant le lecteur jusqu’au dramatique dénouement final. Nous sommes loin, très loin, du roman complaisant, la lucidité des personnages sur eux-mêmes et sur leurs proches est magnifiquement évoquée.

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