Chronique J’apprends l’hébreu de Denis Lachaud

IRIS NATHALIE, Librairie MOTS EN MARGE, La Garenne-Colombes

Le titre du dernier roman de Denis Lachaud est un clin d’œil à l’un de ses précédents livres, J’apprends l’allemand. Cette fois, il se transporte en Israël… où il apprend l’hébreu.

Pour son sixième roman, Denis Lachaud nous transporte en Israël : après Paris, Oslo et Berlin, le père de Frédéric est muté avec sa famille à Tel-Aviv. Cette mutation intervient au moment où Frédéric, comme tout adolescent, se cherche et cherche un sens à sa vie. Une quête rendue incertaine par le fait qu’il est depuis l’enfance balloté d’un pays à l’autre. Ça complique un peu l’établissement d’un lien avec des racines qui servent à construire son identité. En Israël, la question est rendue encore plus délicate par l’histoire mouvementée du pays et par les difficultés inhérentes à la langue, qui s’écrit de droite à gauche et se compose de caractères jusque-là inconnus à Frédéric. Quant à l’histoire, elle est tout entière porteuse d’un danger auquel le personnage est potentiellement exposé dès qu’il sort dans la rue. Frédéric se rend compte que cette plongée dans un univers qui lui est à ce point étranger représente en quelque sorte une opportunité : muni d’un dictaphone, il décide d’interviewer les habitants qu’il croise dans les rues. Il veut comprendre et apprendre, il veut surtout se prouver qu’il a une place et une identité qui lui permettront de devenir adulte.

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