Chronique Le Temps n’efface rien de Stephen Orr

Par Nathalie Iris Librairie Mots en marge (La Garenne-Colombes)

Le Temps n’efface rien, un grand roman sensible et captivant sur un fait réel : la disparition inexpliquée de trois jeunes adolescents dans une petite ville côtière d’Australie.

Stephen Orr revient sur un fait divers qui a eu lieu en Australie il y a quelques années : la disparition de trois enfants. L’histoire est racontée par Henry, un garçon de 9 ans handicapé. Cet après-midi-là, jour de la fête nationale, il fait chaud. Une amie d’Henry, Janice, lui propose de prendre le train pour aller à la plage, avec son frère et sa sœur. Henry refuse, son pied le fait souffrir et il préfère rester seul. Janice, son frère et sa sœur ne reviendront jamais. La première partie du livre nous fait vivre dans une petite ville à l’heure australienne. Tout le monde se connaît. En apparence du moins. Personne ne sait, par exemple, qu’Henry a un lourd secret : alors qu’il aide régulièrement le médecin de la ville à trier sa bibliothèque, celui-ci lui a fait des avances. Lorsqu’il est clair, au bout de quelques jours, que les enfants ne reviendront pas, il faut commencer à faire un deuil impossible. Le sujet est traité par Stephen Orr avec beaucoup de recul et de sensibilité. Comment fait-on face à un tel malheur ? Comment, pour des parents, vivre sous le regard des connaissances, de la famille, et sous les lumières médiatiques ? Un roman à ne surtout pas laisser passer.

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