Chronique Je suis un arbre de Carole Zalberg

Aurélia Durandal Librairie Liragif (Gif-sur-Yvette)

Dans les romans pour adolescents, ce n’est pas le nombre de pages qui fait la force d’un récit. La preuve avec ce petit livre qui aborde un sujet grave en recourant à un ton juste et émouvant.

Plutôt qu’une fleur, l’héroïne de ce roman se voit comme un arbre. Il faut dire que Fleur, c’est son nom, se doit d’être solide. Vivre avec une mère alcoolique n’est pas facile tous les jours. Par la force des choses, les rôles se sont inversés. Elle est devenue la mère. Il y a bien des adultes qui se manifestent de temps en temps, mais la maladie dérange les visiteurs. Personne ne les aide vraiment. Au milieu de tout ça, il reste peu de temps à Fleur pour être une adolescente comme les autres : elle voudrait penser aux garçons comme son amie Louna, la rebelle, mais elle est encombrée par ce corps qui grandit trop vite. À l’extérieur, l’amitié, le sport sont des parenthèses qui lui permettent d’être encore une enfant et de ne pas avoir à s’inquiéter tout le temps de sa mère. Je suis un arbre est un roman vivifiant. Bien que la situation de l’héroïne soit difficile, l’auteure s’abstient de moraliser sur le thème de l’alcoolisme, dont on saisit toutefois les ravages au sein d’une famille. Si l’on s’inquiète pour Fleur et son existence plombée par la maladie de sa mère, on finit par recouvrer l’espoir au fil de la lecture. Car c’est aussi ça les romans pour ados : montrer que la vie n’est pas toujours rose mais qu’en s’accrochant, les choses peuvent s’arranger.

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