Chronique Orpheline de Marc Pautrel

Aurélia DURANDAL (L'oeil au vert - 75013 Paris)

D’elle, on ne sait d’abord pas grand-chose. Puis on pénètre dans son monde intérieur, et, par petites touches, elle se révèle. La quarantaine, divorcée, sans enfants ni parents, c’est une femme fière qui offre aux autres l’image d’une personne solaire et libre. Mais dans l’intimité de son cœur, elle est n’est pas heureuse. Elle n’est pas désespérée, non, car elle a appris à faire avec. Faire avec l’idée qu’elle ne mérite rien, qu’elle n’est rien. D’ailleurs, les personnes qui l’ont élevée ont été claires avec elle : sa mère s’est tuée à cause d’elle. Alors elle continue à vivre jour après jour avec, chevillé au corps, le secret espoir de trouver une âme qui réponde à la sienne, à qui elle puisse s’abandonner et qui la comprenne.
C’est un très beau portrait de femme que Marc Pautrel brosse ici. On ne saura pas ce qu’il advient de son personnage, mais la beauté du récit réside justement dans cette ellipse. Le temps du roman, le lecteur est au plus près de cette femme, il s’attache à elle et devine que, derrière l’apparence des êtres, se cachent de grands mystères.

 

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