Chronique C’est moi qui éteins les lumières de Zoya Pirzad

Aurélia Durandal Librairie Liragif (Gif-sur-Yvette)

Qui connaît le vrai visage de Clarisse ? Pas même elle. Accaparée par les attentes de sa famille, un mari trop occupé par son journal pour être attentif, un adolescent taciturne et des jumelles hyperactives, sans oublier une sœur fantasque et une mère envahissante, Clarisse n’a pas un instant pour elle. Elle en a oublié ce qui fait sa singularité. Mais l’installation de nouveaux voisins l’incitent à regarder sa vie différemment. Cet homme qui élève seul sa fille avec l’aide de sa mère – qui a tout d’une mégère –, partage avec Clarisse le goût de la littérature et du jardinage ; lors des conversations qu’ils ont ensemble, elle ose enfin s’exprimer. Tout cela ne se fait pas sans culpabilité. En se révélant, celle qui a toujours pris soin des autres se sent égoïste. Alors que ce roman a été écrit il y a plusieurs années en Iran, il touche par son universalité, la limpidité du style et son portrait d’une femme moderne écartelée entre ce qu’elle pense être son devoir et ce qu’elle est réellement.

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