Chronique Belle Famille de Arthur Dreyfus

Aurélia Durandal

Dans son avant-propos, Arthur Dreyfus parle de la manière dont il envisage le travail de l’artiste : s’emparer du réel pour en faire la matière d’une réalité romanesque. Dans Belle Famille, la jeune Maddie disparue au Portugal en 2007 devient Madec, petit garçon solitaire incompris des siens. Lors de vacances en Italie, plutôt que d’avouer que c’est un accident qui l’a tué, Laurence, la mère, décide de faire disparaître le corps de son fils. L’engrenage du mensonge commence. Ce qui avait commencé comme un conte avec un Madec montré en vilain petit canard ou Petit Poucet d’aujourd’hui, devient un drame familial et intime. On y apprend que des couples se forment parfois pour de mauvaises raisons et que si on reste ensemble, l’amertume laisse des traces indélébiles. Surtout, l’auteur rappelle que l’amour maternel n’est en aucun cas inné. Laurence se dévoile. Il lui devient plus facile d’aimer le souvenir de son enfant plutôt que Madec lui-même…

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