Chronique Les Portes du néant de Samar Yazbek

Charlène Busalli Librairie du Tramway (Lyon)

Samar Yazbek a pris part au soulèvement populaire syrien dès ses prémisses. Rapidement repérée, elle est arrêtée puis relâchée, avant d’être contrainte de s’exiler à Paris en juillet 2011. Elle décide cependant d’y retourner clandestinement par trois fois. Ce sont ces trois séjours dans une Syrie dévastée par la guerre qu’elle raconte dans Les Portes du néant. Venue pour aider des femmes à créer des micro-entreprises, elle est accueillie par une famille de résistants à Saraqeb et se prend d’affection pour Aala, 7 ans, qui exige qu’on l’écoute raconter chaque soir une histoire, telle une petite Shéhérazade. Ces récits sont ceux de ses voisins tués les uns après les autres, qu’elle tente de faire revivre à travers de minutieuses descriptions. Samar Yazbek en fera de même dans son livre, dressant le portrait de ces combattants, ces femmes, ces enfants, ces familles entières qui luttent pour leur survie, pris en étau entre les partisans d’el-Assad et les redoutables takfiri, ces extrémistes religieux qui font couler le sang des apostats.

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