Chronique Même si en fin de compte, on devient évidemment soi-même de David Lipsky

Charlène Busalli (du Tramway - 69003 Lyon)

Les éditions Au Diable Vauvert mettent à l’honneur David Foster Wallace à travers deux belles parutions. L’occasion de (re)découvrir un écrivain et une œuvre hors du commun.

 

David Lipsky est journaliste à Rolling Stone. En 1996, il suit David Foster Wallace dans sa tournée des librairies afin de réaliser un long entretien qui doit s’intégrer à un dossier consacré à l’auteur. Cette année-là, le roman Infinite Jest (non traduit en français) figure en tête des meilleures ventes aux États-Unis, propulsant Wallace au rang d’auteur culte. Dans Même si en fin de compte, on devient évidemment soi-même, David Lipsky ne se contente pas de rapporter les propos de Wallace, il retranscrit en plus ses moindres faits et gestes, son intonation, ses hésitations. On découvre un homme aussi drôle, excentrique et brillant que ses écrits le laissent penser, mais également un homme très peu sûr de lui, qui ne sait que faire de sa célébrité soudaine. Cette plongée dans l’intimité de l’auteur ravira évidemment ses fans. Elle donnera de surcroît irrésistiblement envie à ceux et celles qui ne l’ont jamais lu de découvrir son œuvre. Et cela tombe bien, puisque les éditions Au Diable Vauvert publient, cet hiver, une édition de luxe de deux nouvelles de Wallace, « Le sujet dépressif » et « Petits animaux inexpressifs », soit une centaine de pages aussi hilarantes que brillantes !

 

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