Chronique Expo 58 de Jonathan Coe

  • Jonathan Coe
  • Traduit de l’anglais par Josée Kamoun
  • Coll. «Coll. « Du monde entier »»
  • Gallimard
  • 06/02/2014
  • 0 €

Charlène Busalli Librairie du Tramway (Lyon)

En cette rentrée de janvier, Jonathan Coe publie une parodie de roman d’espionnage hilarante, ayant pour toile de fond l’Exposition universelle de 1958 à Bruxelles. Ou quand l’humour anglais rencontre la Belgique…

Thomas Foley est rédacteur adjoint au Bureau central de l’Information à Londres. Rien de très glamour en soi, puisqu’il s’agit essentiellement d’écrire des brochures touchant à la santé et à la sécurité publique. Mais, alors que l’Expo 58 se prépare, le Bureau se retrouve chargé de la conception du Pavillon britannique. Parce que sa mère est belge et que son père a tenu un pub pendant vingt ans, Thomas se voit confier l’importante responsabilité du pub contigu au Pavillon, censé représenter la « traditionnelle hospitalité britannique dans ce qu’elle a de meilleur ». Au départ, il n’est pas tellement ravi de devoir quitter pour six mois sa femme et leur bébé, mais lorsqu’il part en reconnaissance à Bruxelles quelques semaines avant le début de l’Expo, il est tout de suite séduit par l’exotisme de sa mission, ainsi que par Anneke, l’hôtesse qui l’accueille à l’aéroport. Et Thomas n’est pas au bout de ses surprises. Qui sont ces deux hommes qui le suivent puis l’interrogent pour s’assurer qu’il n’est ni homosexuel ni communiste ? Qu’a de si important cette machine ZETA exposée au Pavillon britannique et dont son camarade de chambrée, Tony Buttress, a la responsabilité ? Que cache la passion du Russe Chersky pour les chips de la marque Salt’n’Shake ? Car Thomas découvre vite qu’en pleine Guerre Froide, les différentes nations profitent de l’Expo pour s’épier les unes les autres. Dès lors, tous les comportements paraissent suspects. Cela sans compter ses problèmes d’ordre domestique, Thomas soupçonnant sa femme de le tromper avec son voisin, tandis que lui-même profite de la compagnie d’Anneke… en tout bien tout honneur bien sûr. C’est bien connu, les Britanniques sont maîtres dans l’art de l’autodérision et le nouveau roman de Jonathan Coe est un chef-d’œuvre du genre.

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