Chronique Les Corbeaux de Tomas Bannerhed

  • Tomas Bannerhed
  • Traduit du suédois par Christofer Bjurström
  • Coll. «Coll. « Du monde entier »»
  • Gallimard
  • 13/10/2016
  • 496 p., 26.90 €
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Charlène Busalli Librairie du Tramway (Lyon)

Tomas Bannerhed livre un roman d’une beauté sidérante, dont la sublime poésie offre un parfait contrepoint à la sombre atmosphère de superstitions qu’elle décrit.

La Tourbière aux Corbeaux, c’est le nom de la parcelle familiale qu’Agne a hérité de son père. De cet ancien marais asséché, ce dernier extrait ce qu’il peut afin d’assurer la subsistance de sa famille – quand la météo veut bien se montrer assez clémente pour permettre à la terre de fournir des récoltes convenables. Cette météo, dont il est si dépendant, il la consigne chaque jour dans un carnet. Elle finira par devenir son obsession, tout comme le cri des corbeaux qu’il croit entendre, même lorsque son fils Klas, 12 ans, lui dit qu’il ne perçoit rien d’autre que le calme paisible de la nature environnante. Alors que son père s’enfonce chaque jour un peu plus dans sa psychose, Klas passe le moins de temps possible à la ferme, lui préférant la forêt où il peut observer les oiseaux qu’il aime tant, les rouges-gorges, les coucous, les grands courlis, et même un butor qu’il aura la chance de surprendre en compagnie de Veronika, cette fille venue de la ville qui le fascine et l’attire au plus haut point. Mais les angoisses de son père semblent vouloir le rattraper, à coups d’inquiétudes quotidiennes et de terreurs nocturnes. Un premier roman aussi troublant que stupéfiant.

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