Chronique Hérésies glorieuses de Lisa McInerney

Charlène Busalli Librairie du Tramway (Lyon)

Lisa McInerney fait une entrée fracassante sur la scène de la littérature irlandaise avec ce premier roman qui a pour décor le Cork des petites frappes et des prostituées.

C’est sur une note comico-torride que s’ouvre Hérésies glorieuses : Ryan, 15 ans, et sa petite-amie Karine font l’amour pour la première fois. Dans un autre coin de la ville, Maureen, petit bout de femme de 60 ans, vient sans le vouloir d’estourbir à mort un junkie qui s’était introduit chez elle. L’arme du crime : une Sainte Caillasse, bibelot affreusement laid représentant une Vierge à l’enfant sur un rocher. Par chance, Jimmy, le fils de Maureen, dispose des moyens idoines pour faire disparaître le corps en sa qualité de mafieux no1 de la ville. L’homme à qui il va demander de l’aide n’est autre que Tony, le père de Ryan. C’est là que les ennuis commencent car ce dernier reconnaît l’homme que Maureen a malencontreusement expédié ad patres. Non seulement Jimmy n’est pas du genre à vouloir s’encombrer de témoins, mais il commence à sérieusement s’énerver lorsque Georgie, la petite amie du défunt, une prostituée à laquelle Ryan vend de la drogue à ses heures perdues, se met à poser des questions. Que va-t-il advenir de l’idylle romantico-torride de Ryan et Karine au milieu de tout ça ? Un roman furieusement drôle et diablement prenant, dont on n’oublie pas les personnages de sitôt !

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