Chronique Commonwealth de Michael Hardt, Antonio Negri

Par Charlène Busalli Librairie du Tramway (Lyon)

Face au combat de titans des deux idéologies dominantes de notre siècle – le néolibéralisme et le socialisme – deux auteurs proposent une autre façon de penser la politique.

Michael Hardt et Antonio Negri débutent leur ouvrage par un constat qui n’étonnera personne : le capitalisme montre aujourd’hui ses limites. Or, selon eux, la cause de cette limite réside dans le fait que la république telle que nous la connaissons est basée sur la propriété, et qu’il s’avère impossible de contrôler les produits dématérialisés qui caractérisent notre société actuelle avec les lois et les usages de la société industrielle. Dès lors, les auteurs entrevoient notre salut dans la biopolitique, qu’ils définissent comme « la puissance dont dispose la vie pour résister et déterminer une production alternative de subjectivité ». Au-delà de la dichotomie privé/public, c’est donc le commun, c’est-à-dire ce que crée et partage la multitude, qui devrait être au cœur de nos préoccupations. Bien que les récents débats autour de la propriété intellectuelle aient rendu le commun un peu plus visible (les manifestations anti-ACTA qui ont secoué l’Europe il y a quelques mois en sont un exemple), la privatisation à tout va tend à faire disparaître ce commun qui constitue la richesse des hommes. Les deux auteurs espèrent renverser cette tendance en proposant des alternatives concrètes à la modernité capitaliste.

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