Chronique La Nature exposée de Erri De Luca

  • Erri De Luca
  • Traduit de l’italien par Danièle Valin
  • Coll. «Coll. « Du monde entier »»
  • Gallimard
  • 02/03/2017
  • 176 p., 16.50 €
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Isabelle Theillet Librairie Mots & Motions (Saint-Mandé)

Après la dure période de son procès à Turin, Erri De Luca nous revient avec un roman théologique explorant les frontières entre le sacré et le profane, l’artiste et l’artisan.

Pour gagner un peu d’argent, un montagnard est aussi sculpteur, ou plus exactement « réparateur de sculptures ». Avec d’autres personnes de la région, il aide parfois des migrants à passer la frontière par les voies montagneuses, jusqu’au jour où est révélé dans les médias un travers non acceptable par ses collègues passeurs : sa mission terminée, il restitue l’argent du passage à ses clients. Obligé de quitter son village, il se rend dans une ville en bord de mer et cherche du travail. Il rencontre un curé qui accepte de lui confier une étrange restauration. À la fin de la Première Guerre mondiale, un artiste a réalisé un magnifique crucifix en marbre. Par la suite, à la demande d’un évêque, un autre artiste a créé un drapé pour cacher la « nature » ( autrement dit « le sexe ») du Christ ainsi exposée. Il s’agit pour lui de revenir maintenant à l’œuvre originale. On suit ainsi le combat intérieur de cet artisan qui refuse que son nom apparaisse sur cette nouvelle réalisation. Comme d’habitude De Luca nous offre un récit poétique, spirituel et brillant. D’ailleurs on n’a pas plutôt terminé sa lecture qu’on voudrait la reprendre pour explorer toute la richesse de pensée de cet auteur généreux.

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