Chronique Didgeridoo de Frédéric Marais

Gaëlle Farre Librairie Maupetit (Marseille)

Le conte de Frédéric Marais commence ainsi : « Les aborigènes racontent qu’au début du monde le ciel était si bas que les crocodiles avaient mangé les étoiles. » Il y avait donc, dans ces temps anciens, très peu d’espace entre le ciel et la terre. Les hommes ne pouvaient tenir debout, le kangourou ne sautait pas et les oiseaux ne volaient pas. Tout change quand un garçon a l’idée de planter un morceau de bois solide dans le ciel et de pousser très fort ce dernier. L’espace entre ciel et terre grandit, mais pas suffisamment au goût du garçon. Il grimpe au sommet d’une montagne et pousse encore le ciel. Les arbres comme les hommes peuvent enfin se déployer pleinement. Pour finir, le garçon soufflera dans le bâton… et c’est ainsi que naîtront la musique et les étoiles. Frédéric Marais signe un très beau conte étiologique. Son texte est bref, mais fort en émotions. Avec sa palette de couleurs restreinte (bleu et orange), il rend un hommage remarquable à l’art aborigène.

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