Dossier Les Trois Petits Cochons de Attilio Cassinelli

Céline Bouju Médiathèque Sud (Le Mans)

Détournement, revisite, nouveau texte, nouvelles illustrations pour des adaptations en tout genre et pour tout âge ! A-t-on fait le tour des contes ? Non, cela semble impossible de régler leur compte aux contes. Deux nouvelles collections nous donnent la preuve que le genre n’a pas encore dit son dernier mot.

Les contes de fées traversent les époques. Chaque année, de nombreux albums – tous éditeurs confondus – reprennent ces histoires pourtant lues et relues. Les contes de fées continuent d’exister à travers la voix de ceux et celles qui les lisent et dans la mémoire des enfants à qui on les raconte. Gallimard Jeunesse et Albin Michel Jeunesse misent encore sur eux pour faire le succès de deux nouvelles collections de leur catalogue, reprenant des incontournables, comme Le Petit Chaperon rouge ou Les Trois Petits Cochons. Grâce au talent des illustrateurs, c’est une belle réussite. Chez Gallimard Jeunesse, quatre petits albums sont sortis simultanément : Le Petit Chaperon rouge, Le Vilain Petit Canard, Les Trois Petits Cochons et Boucle d’Or. Des classiques. Ce ne sont pas les titres que vous trouverez originaux. Ce qui attire tout de suite l’œil, c’est le graphisme : simple, épuré, enfantin mais très efficace et dynamique. Une signature : Attilio. Reconnu dans son pays et largement récompensé, cet artiste italien est totalement inconnu en France. Cela semble assez étonnant. Nous découvrons avec joie son travail au travers de ces albums cartonnés à destination des tout-petits. Le texte y est réduit à l’essentiel, sans pour autant être trop simple et perdre de son sens. Ici, illustrations et texte forment une association réellement accessible pour le public visé, à partir de 2 ans. Des mini-contes pour des mini-lecteurs qui seront à coup sûr séduits. Chez Albin Michel Jeunesse, l’auteure et illustratrice Bethan Woollvin est aussi une illustre inconnue pour les lecteurs français. En Angleterre, son pays d’origine, elle a également été primée pour son titre Chaperon rouge qui paraît chez nous en même temps que Raiponce. Les deux albums s’adressent cette fois-ci aux enfants un peu plus grands, à partir de 4 ans. Il s’agit de contes détournés. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le Chaperon rouge et la Raiponce de ces versions ne se laissent pas faire ! Elles n’ont clairement besoin de personne pour venir à bout des difficultés. Et les méchants de l’histoire seront bien punis. Le loup y laissera même sa peau. Les illustrations sont aussi très graphiques, presque uniquement en noir et blanc, ne laissant apparaître que le rouge du vêtement du Chaperon Rouge et le jaune des longs cheveux de Raiponce. Ces touches de couleur mettent en avant la force de ces super-héroïnes à contre-courant de l’histoire originelle. Vous contez, nous contons et alors, les contes compteront pour toujours.

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