Littérature étrangère
Michael Finkel
Rien que la vérité
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Michael Finkel
Rien que la vérité
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Julie Sibony
Marchialy
07/05/2026
370 pages, 23 €
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Chronique de
Jérémie Banel
Librairie du Contretemps (Bègles) -
❤ Lu et conseillé par
9 libraire(s)
- Laurence Behocaray de I.U.T. Carrières sociales, Université (Tours)
- Martine Coussy de Entre les lignes (Chantilly)
- Bertrand Lesausse de Coiffard (Nantes)
- Sébastien Lavy de Page et Plume (Limoges)
- Jean-David Henninger de La Marge (Haguenau)
- Caroline Gelly de Le Chat borgne (Belfort)
- Pauline Tardieu de La Buanderie (Clamart)
- Pauline Bodiger de Les Curiosités de Dialogues (Brest)
- Augustine Braiki de Folies d'encre (Le Raincy)
✒ Jérémie Banel
(Librairie du Contretemps, Bègles)
Une histoire proprement incroyable et pourtant réelle, qui mêle reportages bidonnés, usurpations d'identités, meurtres atroces et amitié, en creusant au plus profond de l'âme humaine.
Quelle bonne idée (une de plus des éditions Marchialy) que cette nouvelle traduction et nouvelle publication de ce premier texte de Michael Finkel, après nous avoir déjà donné à lire Le Voleur d'art en 2024. Sous le titre Rien que la vérité, l'auteur y raconte, non pas une, mais deux histoires incroyables qu'il a vécues, concomitamment qui plus est, au début des années 2000. D'un côté une exclusion du prestigieux New York Times pour lequel il écrit régulièrement, pour cause d'article bidonné, à un moment ou une brillante carrière lui tend les bras. Et de l'autre, le jour même de la révélation de ses pratiques, l'arrestation au Mexique par le FBI d'un homme accusé du meurtre plus que probable de sa propre famille, caché sous le nom de Michael Finkel lui-même. Commence alors, à l'initiative du journaliste, une étrange correspondance, mâtinée d'amitié, entre deux affabulateurs à la recherche d'une forme de rédemption. Et au fur et à mesure que, depuis sa prison, Christian Longo dévoile peu à peu, à sa manière, la descente aux enfers que fut sa vie jusqu'à l'issue criminelle et meurtrière (mais sans jamais en endosser formellement la responsabilité), Finkel se questionne sur son propre rapport au mensonge, au-delà de son reportage imaginaire sur la culture du cacao en Côte d'Ivoire. Dans ce récit où d'après l'auteur tout est vrai, tout en dépassant par moment les limites de l'imagination elle-même, c'est aussi la littérature qui est questionnée, le besoin viscéral de raconter et d'écrire des histoires, souvent même son histoire, qui habite les deux protagonistes, profondément conscients l'un comme l'autre du pouvoir des mots. Au risque parfois de se perdre eux-mêmes, en confondant vie rêvée et vie réelle, désirs de grandeur et contingences matérielles, réalité et fiction.