Chronique Des chauves-souris, des singes et des hommes de Barroux

François-Jean Goudeau IUT de La Roche-sur-Yon

Des chauves-souris, des singes et des hommes fut publié dans la « Blanche » de Gallimard en 2016. C’est désormais sous la forme d’un roman graphique (et cette fois dans la collection « Fétiche ») que ce conte cruel prend vie de nouveau. Cette deuxième vie n’est pas superflue car l’adaptation de Barroux propose une envoûtante lecture du texte originel de Paule Constant, prix Goncourt en 1998 avec Confidence pour confidence. L’auteur du très remarqué Alpha – publié en 2014 chez le même éditeur, en collaboration avec Bessora – offre en effet un contrepoint plastique bienvenu à la plume sophistiquée de l’écrivaine. Grâce à un pastel épais et naïf, une composition textuelle audacieuse (absence de phylactères, lettrage massif en décalage avec la langue précieuse employée), le dessinateur fait gagner en fluidité et en expressivité ce récit vaudou autour du virus Ebola. La magie, la poésie et la mélancolie de l’histoire de cette malédiction qui, d’un petit village africain, va gagner le monde, ont sans doute ainsi trouvé leur plus bel écrin.

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