Chronique Petit Pierre de Florence Lebonvallet

Art brut, art des fous, art hors-les-normes, qu’importe la terminologie. Le génie est là : celui de candides, d’inventeurs purs offrant « des ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistique ». Cette définition signée Jean Dubuffet est évidemment appropriée quand on évoque l’œuvre de Pierre Avezard dit Petit Pierre. Ce roman graphique de Florence Lebonvallet et de Daniel Casanave rend hommage à cet homme touchant, atteint du syndrome de Treacher Collins, qui aura traversé le xxe siècle avec une grâce poétique que son Manège symbolise à merveille. Moqué en son temps pour sa différence, pour ses handicaps, il est aujourd’hui une référence de cette création affranchie des codes de l’art dit légitime. Casanave était certainement le plus à même d’illustrer cette biographie, lui qui sait et aime conter en images la vie des artistes, ces mécaniciens du rêve, avec une immense tendresse, une rare pudeur et une vraie admiration.

François-Jean Goudeau IUT de La Roche-sur-Yon

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