Chronique L’Enfance d’Alan de Emmanuel Guibert

FRANÇOIS-JEAN GOUDEAU, Bibliothèque/Médiathèque La Bulle, Mazé

Qu’il est délicat d’évoquer en si peu de lignes la suite de ce qui constitue l’œuvre d’une vie. Emmanuel Guibert continue de brosser le portrait de son ami américain Alan Ingram Cope, disparu en 1999. Après d’être intéressé – dans La Guerre d’Alan, trilogie qui compte incontestablement parmi les chefs-d’œuvre de l’histoire de la BD – à la période durant laquelle son personnage a combattu en Europe les armées d’Hitler, le dessinateur de La Fille du professeur (autre monument du genre, scénarisé par Joann Sfar) explore la jeunesse d’Alan. Avec toute la délicatesse qui caractérise son travail, Emmanuel Guibert visite les arcanes familiaux de son personnage et raconte une histoire à la fois banale et exceptionnelle, une histoire marquée par la perte prématurée de sa mère alors qu’il n’est âgé que de 11 ans. De la couverture aux paroles prêtées à Auguste Rodin dans les dernières pages, ce livre est une merveille. La virtuosité plastique, la langue sensible et vibrante d’humanité irradie à chaque instant.

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