Chronique L’Homme qui ne disait jamais non de Olivier Balez, Didier Tronchet

François-Jean Goudeau La Bulle-Médiathèque de Mazé

Il n’est jamais bon de ne jamais dire non ! Un adage qui colle à la peau – inquiète et sans étiquette – d’Étienne Rambert. Car l’homme en question, de retour d’un vol de Madrid et à destination de Lyon, est amnésique. Un préambule somme toute quelconque, dont l’astuce scénaristique est un marronnier du roman noir en mal d’inspiration. Mais Didier Tronchet (Là-bas (Dupuis) Le Fils du Yéti (Casterman) est un auteur d’une autre trempe imaginative. Il le prouve avec ce thriller qui s’amuse à s’emparer de nombreux clichés du genre : profileuse débutante et boulet à ses heures, cadavre dans le coffre, quiproquos à (faux) suspense, exil sud-américain, décors lunaires et mystérieux… Bref, la totale pour ce monsieur sans mémoire qui n’en savait pas assez. Une non-aventure que l’on pourrait présenter comme une rencontre entre Hitchcock (dans l’angoisse comme dans l’humour) et Hergé, celui des Bijoux de la Castafiore, pour le non-sens et la légèreté. Un oneshot dessiné par le talentueux Olivier Balez, auteur de Robert Moses et du Chanteur sans nom (Glénat).

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