Chronique Les Limites de la nuit de Eduardo Antonio Parra

Par Michel Edo, Librairie Lucioles (Vienne)

En neuf nouvelles parfaites qui forment une sorte de roman kaléidoscopique, Eduardo Antonio Parra brosse le portrait d’une ville terrifiante de noirceur. Un peu comme dans « Douce nuit », nouvelle de Buzzati reproduite dans le recueil Le K, où chaque chose à l’intérieur du jardin semble n’être que poésie et calme divin, la ville de Monterrey dort du sommeil du juste, à peine effleurée par l’angoisse. On pourrait s’y promener par une nuit sans lune et s’asseoir à une terrasse avec un inconnu sans que rien n’arrive. Pourtant, à y regarder de plus près, dans les recoins sombres, tout n’est que désir, peur, vice. Les personnages de Parra sont arrivés à cet état limite où tout est consommé, ils n’ont plus le choix de revenir en arrière, que ce soit dans le plaisir, la folie ou la misère.

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