Chronique D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds de Jon Kalman Stefansson

Michel Edo Librairie Lucioles (Vienne)

Jadis, Odur le grand-père a fondé le mythe familial en obtenant, à force de volonté, le commandement d’un bateau de pêche. C’est lui aussi, qui, adolescent, a décidé d’attendre de nombreuses années celle qu’il s’était promis d’épouser, Margret. La belle et forte Margret qui vivra le destin de ces femmes de pêcheur condamnées à attendre, anxieuses, parfois jusqu’à la folie, le retour du mari en portant leur enfant. C’était le temps d’avant, celui d’une Islande sauvage et maîtresse de sa destinée. C’est dans les passages consacrés au grand-père que l’on retrouve le plus la puissance d’évocation poétique de Stefánsson. Lorsqu’il évoque Ari et sa jeunesse à Keflavik, Stefánsson se montre plus descriptif, moins lyrique. Il mêle réflexion intime et considérations politiques. Il établit un parallèle entre une Islande qui a idéalisé son histoire, ce pays dont la rigueur prémunissait contre les influences extérieures et l’uniformisation en cours.

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