Chronique El ultimo lector de David Toscana

  • David Toscana
  • Traduit de l’espagnol (Mexique) par François-Michel Durazzo
  • Coll. «Coll. « Z/a »»
  • Zulma
  • 02/05/2013
  • 192 p., 8.95 €

Michel Edo Librairie Lucioles (Vienne)

Dans un pueblo mexicain écrasé de sécheresse, un homme découvre au fond de son puits le cadavre d’une fille. La peur d’être accusé du crime s’il se rend à la police le pousse à conserver le corps chez lui et à demander conseil à son père, le bibliothécaire du village. Et c’est lui le véritable protagoniste de cette histoire, ce vieux fou qui passe ses journées, depuis la mort accidentelle de sa femme, à ouvrir les caisses de livres que lui fournit le gouvernement et à lire un par un tous les volumes qui s’y trouvent. Si une histoire est mauvaise, c’est-à-dire si elle se rend coupable de complaisance, de paresse, d’approximation ou de quoi que ce soit qui trahirait la bêtise de son auteur, elle est jetée dans une salle où ne vivent que les cafards. Il confie à son fils un scénario tiré d’un roman afin qu’il se débarrasse du cadavre ; mais aussi afin de soumettre la fiction à l’épreuve de la réalité. La vision du monde du vieux bibliothécaire retors est parasitée par les livres qu’il a lus et qui le rendent évidemment plus lucide (et cynique !) que n’importe qui. En cela El último lector est un hommage affirmé au Quichotte de Cervantès.

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