Chronique Les Inséparables de Stuart Nadler

  • Stuart Nadler
  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Hélène Fournier
  • Coll. «Coll. « Grandes traductions »»
  • Albin Michel
  • 03/05/2017
  • 416 p., 22.50 €

Christine Lechapt Librairie Le Carré des mots (Toulon)

Stuart Nadler dresse le portrait de trois femmes d’une même famille, au caractère bien trempé et terriblement attachantes, à un tournant décisif de leur vie. Une belle rencontre.

Henrietta Olyphant, âgée de 70 ans, vient de perdre Harold, son mari adoré. Confrontée à d’importants problèmes financiers, c’est la mort dans l’âme qu’elle accepte que son roman Les Inséparables, paru quarante ans auparavant, soit réédité. Il faut dire qu’à l’époque, le livre, jugé trash avait fait scandale et valu à Henrietta, féministe engagée et universitaire respectée, d’être rejetée par ses pairs. Elle n’avait eu de cesse depuis lors de faire oublier « ce putain de Truc » et le sujet était devenu tabou au sein même de sa famille. Au même moment, le reste de sa famille traverse de sérieuses difficultés. Sa fille, Oona, chirurgienne orthopédique, décide de se séparer de Spencer, son mari, un éternel adolescent, avocat au chômage depuis quinze ans et accro à la marijuana, et retourne vivre chez sa mère. Lydia, la petite fille, qui a intégré quelques mois plus tôt un internat dans un établissement huppé, se fait exclure car des photos d’elle dénudée circulent sur Internet. Stuart Nadler signe ici une fresque familiale d’une grande finesse en réussissant merveilleusement à décrire la complexité et la force de personnages hauts en couleur. Un roman touchant et bourré d’humour.

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