Chronique Capitalisme de Arundhati Roy

  • Arundhati Roy
  • Traduit de l’anglais (Inde) par Juliette Bourdin
  • Coll. «NULL»
  • Gallimard
  • 20/10/2016
  • 160 p., 16 €
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Christine Lechapt Librairie Le Carré des mots (Toulon)

Dans la série d’articles réunis ici, Arundhati Roy, l’auteure du très remarquable Le Dieu des petits riens (Folio), dénonce avec virulence le capitalisme et ses ravages en Inde.

On estime qu’aujourd’hui, sur les 1,2 milliards d’habitants que compte l’Inde, les cent personnes les plus riches possèdent l’équivalent d’un quart du produit intérieur brut. La théorie Trickle-down, qui consistait à penser que les plus pauvres bénéficieraient indirectement de la richesse des classes supérieures, a très largement disparu au profit de celle du Gush-up, selon laquelle la concentration des ressources et des richesses s’opère au détriment des classes pauvres. La cause principale est à rechercher dans la collusion entre un pouvoir politique corrompu et des grands groupes industriels, comme Mittal ou Tata, qui se sont emparés de la richesse nationale. Dans les campagnes indiennes, les paysans se sont vu retirer leurs terres pour assouvir les besoins carnassiers du capitalisme. Ils ont dû rallier les villes où, faute de travail, ils sont souvent poussés au suicide. Pour ceux qui résistent, l’État envoie l’armée qui a « carte blanche » pour mettre fin aux manifestations. En conclusion de ce brillant exposé, Arundhati Roy livre ses propositions, présentées aux militants d’Occupy Wall Street, afin de sortir l’Inde de ce marasme. Un essai passionnant et lumineux.

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