Chronique L’Enfant perdue de Elena Ferrante

  • Elena Ferrante
  • Traduit de l’italien par Elsa Damien
  • Coll. «Du monde entier»
  • Gallimard
  • 18/01/2018
  • 23 p., 5 €
NULL

Frédérique Franco Librairie Le Goût des mots (Mortagne-au-Perche)

Ce quatrième volume était attendu. À la hauteur de notre impatience, il nous plonge avec délice dans le quotidien de Lila et Lena, comme si on ne les avait jamais quittées.

Le roman débute avec Lena. Séparée de son mari Pietro, elle vit pleinement sa relation avec son amant Nino. Elle reste néanmoins partagée entre son histoire d’amour, sa vie de maman avec deux filles encore jeunes et son activité d’écrivain. Elle se tient éloignée de Lila, comme pour s’en protéger et ne la retrouvera que plus tard, un peu contrainte, avant que le lien ne se tisse à nouveau solidement. Au cœur de ce quatrième volume se trouve la question essentielle du déterminisme social. Face à Naples, véritable personnage en effervescence, la ville populaire, parfois violente, toujours vivante, il y a la nouvelle vie de Lena. Un fossé s’est creusé entre le milieu culturel dans lequel elle évolue et sa famille et ses amis d’enfance. Faut-il s’éloigner géographiquement de son milieu pour s’en extraire ? Et puis on retrouve bien sûr la relation toujours complexe entre les deux amies. Attirance et méfiance, jalousie et reconnaissance. Elena Ferrante explore à merveille la subtilité de tous ces sentiments. Souvenons-nous que la saga démarrait avec la disparition soudaine de Lila et l’appel à l’aide que Lena recevait de son fils. On va enfin comprendre pourquoi elles en sont arrivées là.

Les autres chroniques du libraire

À VOS MARQUES, PRÊTS, LISEZ !

Panne d'inspiration ?

Nos libraires vous conseillent à domicile
tous les vendredis pour vous et vos enfants

Je veux recevoir 6 idées lectures pour moi et ma famille

@