Littérature française
Claudie O. Wetterwald
Ce qui dort sous le camélia
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Claudie O. Wetterwald
Ce qui dort sous le camélia
Les éditions du Gros Caillou
27/08/2026
21 €
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Chronique de
Guillaume Chevalier
Librairie Mot à mot (Fontenay-sous-Bois) -
❤ Lu et conseillé par
7 libraire(s)
- Françoise Gaucher de Le Coin des livres (Davézieux)
- Linda Pommereul de Le Failler (Rennes)
- Marie-Line Musset de Lettres Infuses - Formations pour bibliothèques (Rueil-Malmaison)
- Jade Nivesse de boutique du Palais des Beaux-Arts de Lille (Lille)
- Chloé Pénillault de Rendez-vous n'importe où (Pontivy)
- Elizabeth Bernardo de Médiathèque Albert Camus (Marmande)
- Mélodie Klein de des Monts (Ambazac)
✒ Guillaume Chevalier
(Librairie Mot à mot, Fontenay-sous-Bois)
À travers cette dystopie captivante, vous vivrez l’effondrement d’un système, un procès hors du commun et une vibrante réflexion sur la sororité et la survie. Un roman d’anticipation magistral.
L'histoire commence un beau matin de printemps qui sera renommé a posteriori le jour du « Désastre » : une coupure totale et définitive d'électricité, et donc des réseaux téléphoniques, fait soudainement basculer le pays dans le chaos. Au cœur d'une Isère rurale et isolée, nous suivons Lisenn, une future mère qui doit survivre dans ce nouveau monde hostile, aux côtés de ses deux belles-filles adolescentes qui lui vouent une haine tenace. Son mari, en déplacement le jour du basculement, reste introuvable. Quelques années plus tard, alors qu’un semblant d’État aux relents fascistes et masculinistes se remet sur pied, Lisenn se retrouve dans un grand stade transformé en tribunal. Elle y est accusée du meurtre de son mari (!) aux côtés de 253 autres femmes, toutes jugées pour des crimes commis durant cette ère de chaos. Ce procès hors normes, qui rappelle les chasses aux sorcières du Moyen Âge ‒ les réseaux sociaux en plus ‒, est une métaphore particulièrement glaçante de notre époque. Loin des clichés post-apocalyptiques habituels, le roman impressionne par sa forme. L’histoire se déploie comme un puzzle temporel, alternant des chapitres courts et efficaces (avant, pendant, après le Désastre). La structure narrative est un modèle de maîtrise absolue, distillant le suspense avec une précision chirurgicale sans jamais égarer le lecteur. L'écriture de Wetterwald, d’une grande finesse sensorielle, installe une tension sourde qui monte crescendo. En bousculant les thématiques de la justice de masse, de l'autodéfense et de la sororité face au chaos, l’autrice livre non seulement un roman d’anticipation d’une grande qualité mais également une fresque féministe et psychologique féroce. Une lecture addictive, intense et bouleversante, à ranger d'urgence parmi les indispensables de cette rentrée littéraire.