Chronique La Cage de Lilja Sigurdardottir

Il est trois heures du matin et vous venez de terminer La Cage, un roman noir terriblement addictif que vous aviez débuté au début de la soirée. Impossible de reposer ce livre qui nous entraîne sur les chemins noirs de la spéculation autour des matières premières, du trafic de drogue et de la montée de l’extrême droite. Les chapitres sont courts, les situations s’enchaînent sans temps mort, suscitant toujours l’envie d’en lire un peu plus. Le casting, essentiellement féminin, est le point fort de cette histoire haletante : de l’intègre Maria à la glaciale Agla, l’auteure nous offre des personnages de femmes puissantes, réfléchies, tenaces. La Cage représente la détention pour l’une, l’addiction aux drogues pour l’autre et surtout, les névroses et les failles desquelles chaque protagoniste tente de s’extraire. Ce roman n’a pas vraiment de morale ni de véritable héroïne. Ce roman n’est qu’un grand jeu d’échecs dont les plus habiles sortiront vainqueurs.

Guillaume Chevalier Librairie Mot à mot (Fontenay-sous-Bois)

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