Chronique La mer d’innocence de Kishwar Desai

  • Kishwar Desai
  • Traduit de l’anglais (Inde) par Benoîte Dauvergne
  • Coll. «Coll. L’Aube noire »»
  • L’Aube
  • 06/01/2015
  • 334 p., 19.90 €

Brice Vauthier (L’Étagère - 35400 Saint-Malo (Paramé))

Troisième roman de la brillante écrivaine indienne Kishwar Desai, La Mer d’innocence est certainement le plus abouti, le plus parfaitement construit et le plus dramatiquement d’actualité. En effet, la condition de la femme en Inde est un vaste problème et ce polar l’exprime pleinement. L’action se déroule à Goa, paradis hippie vers lequel convergent des centaines de milliers d’Occidentaux en quête de plages paradisiaques, de drogues presque en vente libre et de fêtes mémorables. Lorsque Simran Sigh (la travailleuse sociale-enquêtrice que nous avions rencontrée dans les deux précédents ouvrages de Desai) reçoit une vidéo saturée de scènes insoutenables alors qu’elle s’y trouve en vacances, l’image du paradis sur terre change brutalement. Une Anglaise se fait agresser par un groupe d’hommes indiens (triste rappel de ce qui peut se passer dans la réalité), une rencontre avec l’enquêteur Amarjit (que nous avions croisé lors des précédents romans) et des rebondissements en pagaille… Entre faits divers, ambiance mafieuse et manifeste pour la condition féminine, ce polar est une réussite.

 

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