Chronique Dodgers de Bill Beverly

  • Bill Beverly
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Samuel Todd
  • Coll. «Coll. « Seuil Policiers »»
  • Seuil
  • 06/05/2016
  • 352 p., 19.50 €

Brice Vauthier Librairie L’Étagère (Saint-Malo)

De Los Angeles au Wisconsin, une route initiatique à contresens de celle que suivit Kerouac, pour une équipée au cours de laquelle East et son frère Ty tenteront d’accomplir leur sinistre mission.

La première partie du roman, incroyablement réaliste, se déroule dans les bas-fonds d’un ghetto de Los Angeles où East évolue, ou du moins survit. Contraint de jouer les vigies afin de prévenir les dealers en cas de descente de flics, il passe de mornes et paresseuses journées à ne rien faire. Puis il suffit d’un loupé pour qu’il soit redevable. Les flics ont déboulé, il ne les a pas vus venir, tout bascule. Pour se racheter, il décide d’embarquer son jeune frère jusqu’au Wisconsin pour tuer – ou intimider… vous le saurez en lisant le livre – un témoin gênant qui risque d’envoyer tout le gang en prison. Évidemment, leur amateurisme va prendre le pas sur le reste. Ils se lancent dans leur épopée sans armes, sans plan et avec seulement quelques dollars en poche, à bord d’un van d’un bleu ciel qui rendrait fou de jalousie n’importe quel surfeur californien. La deuxième partie du livre commence alors... L’ensemble est extrêmement bien traduit par Samuel Todd et le roman se lit à la fois comme un roman initiatique et un thriller. Je mettrai d’ailleurs en parallèle ce livre avec celui de Donald Ray Pollock (Le Diable, tout le temps, Le Livre de Poche), pour son côté road movie crasseux, dur, et la quête de son jeune personnage principal.

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