Chronique Beyrouth, la nuit de Diane Mazloum

Brice Vauthier Librairie L’Étagère (Saint-Malo)

Nous sommes en 2010, pendant la Coupe du monde de football. Alors que le Ghana s’apprête à affronter l’Allemagne (victoire 2 à 1 pour ces derniers), six jeunes Libanais traînent dans les rues de Beyrouth. Ils se croisent, s’aiment, se détestent. Ils vivent dans ce Proche-Orient tiraillé entre un Occident symbolisé par la Coupe du monde et les boîtes de nuit aux écrans géants, et un Orient figé dans ses traditions. Cette jeunesse écartelée, voire écorchée, comme peut l’être la jeunesse proche-orientale, est magnifiquement dépeinte par Diane Mazloum, dont il faut saluer ici le talent. La finesse de l’écriture, la précision, en quelque sorte chirurgicale, de ce qu’elle décrit, permet de saisir toute la singularité de ses personnages et de l’univers dans lequel ils vivent. Je retrouve dans cette peinture du Liban une part de l’écriture d’Amin Maalouf, dont je recommande de lire Les Désorientés (qui paraît au Livre de Poche), ainsi que le magnifique Quatrième Mur de Sorj Chalandon, récemment élu prix Goncourt des lycéens.

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