Chronique Terminus radieux de Antoine Volodine

Brice Vauthier Librairie L’Étagère (Saint-Malo)

PRIX MÉDICIS 2014

 

Au cœur d’une Sibérie dévastée par les accidents nucléaires à répétition et dans un futur particulièrement plombé, Terminus Radieux est un Kolkhoze dirigé par Soloviéi, sorte de président-dictateur à vie, qui utilise ses pouvoirs surnaturels pour tout régenter. Ce nom aux allures de farce lugubre doit son origine au lieu où il est implanté, l’ultime étape d’une voie ferrée, un cul-de-sac dressé au milieu de nulle part. Antoine Volodine (auteur d’une quarantaine de textes, parfois publiés sous les pseudonymes de Kronauer, Bassmann ou Draeger), dont le roman a été récompensé par le prix Médicis 2014, nous plonge dans un univers singulier. Ce futur désolé ressemble par bien des aspects à notre présent. À mi-chemin entre critique sociale et conte post-moderne, Terminus radieux impressionne par sa taille (près de 400 pages), mais surtout par sa propension à nous propulser au sein d’un environnement qui évoque tour à tour Le Meilleur des mondes, pour l’anticipation, et les projections dystopiques de Globalia.

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