Chronique Hunger Games, t. 3 de Suzanne Collins

  • Suzanne Collins
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Guillaume Fournier
  • PKJ
  • 05/05/2011
  • 432 p., 17.90 €

RÉTY ISABELLE, Librairie GWALARN, Lannion

Les deux premiers tomes de Hunger Games étaient passionnants et on attendait donc la fin de la trilogie imaginée par Suzanne Collins avec une vive impatience. Après l’embrasement, la révolte. Devenue le Geai Moqueur, symbole de la rébellion contre le pouvoir, Katniss porte les espérances que les rebelles ont placées en elle.

Panem est un pays reconstruit sur les ruines d’une nation qu’on appelait autrefois l’Amérique du Nord et qui fut victime des sécheresses, des ouragans, des incendies et d’une guerre civile. Panem comptait treize districts au début de son existence. Dans un premier temps, le Capitole, la capitale du pays, avait apporté paix et prospérité aux habitants, jusqu’au soulèvement des districts, dont les velléités séditieuses avaient finalement été réprimées dans le sang. Douze districts ont été vaincus et le treizième rayé de la carte. Depuis, pour montrer son autorité, le pouvoir en place, un régime dur et totalitaire qui fait régner la peur et la faim sur la population, organise les « Hunger Games ». Tous les ans, dans chacun des districts, un garçon et une fille âgés de 12 à 18 ans – les tributs – sont tirés au sort pour participer à ces Jeux de la Faim particuliers. Les vingt-quatre tributs sont lâchés dans une arène naturelle et doivent s’affronter à mort pour survivre. Le vainqueur, couvert de gloire et de cadeaux, apporte à son district de quoi se nourrir pendant un an. L’affrontement est filmé 24 h sur 24 h et les citoyens tenus de regarder les jeunes gens s’entre-tuer. Une façon sordide pour le Capitole de rappeler aux habitants de Panem que toute rébellion est vouée à l’échec. Dans le premier volume, Katniss Everdeen, 16 ans, s’était portée volontaire à la place de Prim, sa petite sœur tirée au sort. Issue du district 12, un district pauvre « où on meurt de faim en toute sécurité », Katniss, jeune fille volontaire et battante se démène comme elle peut pour faire survivre sa famille depuis la mort de son père. Katniss était entrée dans l’arène avec Peeta, le deuxième tribut du district 12. Les deux jeunes gens, qui se sont déclaré leur amour en direct lors des jeux, défiant ainsi le Capitole, sortent vainqueurs des 75e Hunger Games. Pour Katniss, devenue le symbole d’une rébellion qui pourrait embraser l’ensemble du pays, le piège va se refermer lors des Jeux de l’expiation que le Président Snow a eu l’idée d’organiser. Elle sera exfiltrée de l’arène par un commando rebelle venu du treizième district et que tout le monde croyait anéanti. En représailles, le district 12 est détruit. Plus que jamais porte-étendard de la révolte, Katniss est réfugiée dans le district 13 en compagnie de son ami, Gale, et d’autres rescapés. Plus question d’arène dans ce troisième tome. C’est une guerre sans merci que se livrent le Capitole et les districts qui peu à peu rejoignent la rébellion. Ce volume est plus sombre que les deux premiers. Il dissèque les mécanismes d’une révolution et le renversement d’une dictature. En proie au doute en permanence, Katniss est manipulée à la fois par le pouvoir et les rebelles, à travers le combat d’images auquel se livrent les deux camps. Saura-t-elle être à la hauteur de son rôle de Geai Moqueur, porter la rébellion à son terme et renverser le Président Snow ? Avec La révolte, Suzanne Collins clôt sa trilogie d’une façon magistrale.

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